• Un été à Osage County de John Wells

    Un été à Osage County de John Wells

    Film dramatique américain sorti en 2014 en France, adaptation de la pièce de théâtre "August: Osage County" de Tracy Letts (prix Pulitzer).

    En Oklahoma dans le canton d'Osage, Beverly Weston, alcoolique et poète vit avec sa femme Violet atteinte d'un cancer de la bouche et accro aux médicaments. Il engage une jeune amérindienne pour préparer les repas et assister Violet. Peu de temps après il disparaît. Les trois filles de ce couple atypique débarquent avec leurs familles, leurs soucis, leurs secrets, leurs souvenirs. 

    C'est un film au casting 5 étoiles mais c'est également un drame familial poussé dans ce que les relations ont de plus néfastes, l'exacerbation des sentiments mais surtout des rancoeurs. C'est aussi la naissance de quelques bons souvenirs, quelques bons moments dans cette famille qui s'entre-déchire et préfère montrer les griffes plutôt que son attachement. 

    Pour autant on se surprend à sourire et même à rire tant le cynisme de l'excellente Meryl Streep (Violet) est jubilatoire. Ironiquement cette femme qui n'a pas la langue dans sa poche quand il s'agit de dire la vérité crue et souvent blessante est atteinte d'un cancer de la bouche. Son mari qui se noie dans l'alcool est finalement retrouvé noyé dans un lac. Aucune révélation de ma part, c'est le point de départ des conflits qui ne demandaient qu'à éclater. 

    Un été à Osage County de John Wells

    Julia Roberts interprète l'aînée Barbara, sorte de mur porteur pour sa mère qui l'idolâtre en lésant ses deux autres filles. Elle est plutôt intéressante dans un rôle si dramatique, je n'ai pas eu tellement l'habitude de la voir ainsi. Julianne Nicholson (Ivy) contrairement au prénom que son personnage porte est la douceur incarnée. Une fille presque effacée en opposition au tempérament volcanique de sa génitrice mais qui peut réserver quelques surprises. Et enfin Juliette Lewis (Karen) une femme-enfant, une baby-doll un peu naïve et qui semble à mille lieues de tout drame. 

    Sam Shepard et Chris Cooper en patriarches (Beverly et Charles) imposent leur présence quand Benedict Cumberbatch et Ewan McGregor de par leurs rôles secondaires sont peu présents mais marquants. Une petite joie personnelle en voyant Abigail Breslin "Little Miss Sunshine" également au casting. 

    L'art de montrer un événement triste (un enterrement), un repas de famille de retrouvailles qui tourne à l'affrontement. Des révélations de plus en plus savoureuses bien que choquantes... On se délecte de ces personnages si brillamment interprétés, des émotions mises en avant, des petits (ou grands) drames de chacun et de la façon dont ils sont abordés. 


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